Biloxi 48
Distribution

De Patrick Lerch

Avec  Janine Godinas et Ingrid Heiderscheidt
Mise en scène et scénographie  Christine Delmotte
Eclairages  Nathalie Borlée

Costumes  Cathy Peraux

Scénographie  Olivia Mortier

Assistanat général  Sabrina Nicolucci

Dates de création
Du 19 mars au 12 avril 2003
Théâtre de la place des Martyrs
Les ombres de minuit

Deux femmes se rencontrent la nuit sur un petit bout de trottoir, deux solitudes qui dérivent au bord du monde. A force de mensonges, de mauvaises blagues, de confidences déchirantes, de pitreries, une relation étrange et fascinante apparaît. L’une contre l’autre, elles sont les ombres de minuit. Un texte drôle, cinglant, à l’écriture crue, poétique.

Trottoir mouillé par les pluies, lumières de la nuit, étoiles dans le ciel, musique lancinante.

Une femme d’environ 60 ans est assise sur le banc d’un abribus. Son regard est fixe et doux. Une jeune femme s’approche, en perdition, elle veut mourir. Elle va tout tenter pour communiquer avec cette femme plus âgée.

La jeune femme, Zoé, se débat pour exister encore et encore, pour être reconnue pour ce qu’elle n’est pas ou pour ce qu’elle est, elle ne sait plus elle-même. La vie l’a tellement malmenée, jetée dans tous les sens qu’elle est comme un pantin déchiqueté mendiant les derniers lambeaux d’humanité.
Poésie urbaine d’une looseuse qui aboie, éructe, s’agite tant qu’elle peut …avant de crever. La femme plus âgée, Marie-Madeleine, évite les coups de la jeune femme, la provoque dans sa souffrance, puis petit à petit construit une relation étrange et fascinante jusqu’à la découverte de son identité.

Cette histoire nous entraîne dans leurs derniers éclats de vie, leurs petites survivances. Les âmes se dévoilent derrière les jeux d’apparence, les mensonges, les pitreries, les hypocrisies, les provocations, les âmes apparaissent quand même.

Deux actrices, deux belles et fortes personnalités, Janine Godinas et Ingrid Heiderscheidt, vont vivre devant nous, par la magie du théâtre, la vie de ces deux femmes particulières. L’histoire provocante de Patrick Lerch nous donne à regarder des relations tendres sous les coups de gueule chaotiques. De la douceur malgré la verdeur du langage. De la désespérance dans toute son humanité.

 

Christine Delmotte, metteuse en scène

Production

Une production de la Compagnie Biloxi 48

Avec l’aide du Ministère de la communauté française, Direction générale de la Culture – Service Théâtre