Biloxi 48
Distribution

De Pietro Pizzuti

Avec  Jacqueline Bir, Pierre Laroche et Pietro Pizzuti
Mise en scène  Christine Delmotte
Assistanat mise en scène  Manu Happart

Scénographie et costumes  Catherine Somers 

Eclairages et direction technique Nathalie Borlée 

Construction décor  Fer-Play, Jean-Sébastien Ernoux et Laurent Minet 

Peinture décor  Marc Draime

Technique Bande Son  Laurent Beumier

Régie création Sébastien Guillaume 

Régie tournée Pierre Hinderickx 

Assistanat général Gabrielle Dailly

Dates de création
Du 16 janvier au 16 février 2008
Théâtre de la place des Martyrs
Dates de tournées
Le 5 et 9 août 2009
Chateau du Karreveld
Du 05 août au 17 octobre 2009
Belgique francophone
L'eau du loup

Une vieille maison coloniale dans le sud. Une source millénaire à laquelle le village puise la vie. Une femme et un homme aux cheveux blancs se parlent. Il dirige une importante entreprise d’exploitation d’eau. Elle possède la propriété. Ce très beau texte sur la possession de l’eau pose des interrogations vitales pour notre avenir à tous.

L’intérêt spécifique de la Compagnie Biloxi 48 est le théâtre contemporain évoquant des faits de société et susceptible de créer des débats d’idées, mettre en scène des textes qui, d’une manière ou d’une autre, parlent de « Comment vivre ensemble ? ». C’est ainsi que beaucoup de spectacles que nous avons créés proposaient des utopies liées à cette question : utopie spirituelle, économique, sociale, amoureuse...

Le choix de « L’Eau du Loup » fait partie de cette démarche : la thématique de l’eau y est développée pour susciter la réflexion chez les spectateurs. Nous savons qu’un habitant de la planète sur cinq n’a pas accès à l’eau potable, que l’eau insalubre est la première cause de mortalité dans le monde. Deux points de vue s’opposent : l’altermondialisation face à la mondialisation néolibérale. Ce spectacle pose des interrogations vitales pour notre avenir à tous.

L’histoire : Une vieille maison coloniale dans un pays du Sud. Au fond de la propriété sourd une source millénaire à laquelle tout le village de Chaclacayo Alto puise la vie. Une femme et un homme aux cheveux blancs se parlent. Tout semble les séparer : il est Président Directeur Général d’une des plus importantes entreprises mondiales d’exploitation d’eau, elle possède la propriété. Tout les sépare… depuis l’enfance.

La première lecture de ce texte en août 2007 dans un petit bureau du théâtre de la place des Martyrs était un grand moment de théâtre entre deux acteurs d’exception : Jacqueline Bir et Pierre Laroche. Assis simplement à une table, ils dévoilaient déjà amplement la profondeur des personnages par leur lecture passionnée. Ils n’ont plus joué ensemble depuis longtemps. Leurs retrouvailles sur un plateau de théâtre mériteront à coup sûr le déplacement.

Après « Le Silence des Mères », c’est un grand plaisir de côtoyer à nouveau un texte de Pietro Pizzuti. La description de la complexité des relations humaines fait partie des grandes richesses de son écriture. J’aime les disséquer comme dans un laboratoire, les mettre en scène dans une installation scénographique particulière, non-réaliste, qui dévoile les rouages de leur combat. Ce texte propose également une réflexion sur la réconciliation au niveau personnel et universel qui me touche particulièrement, comme une vraie prise de position philosophique sur le monde et ce qu’il pourrait être…

 

Christine Delmotte, metteuse en scène

Production

Une production de la Compagnie Biloxi 48

Avec l’aide du Ministère de la communauté française, Direction générale de la Culture – Service Théâtre