Biloxi 48
Distribution

De Pietro Pizzuti

Avec Christian Crahay et Cédric Eeckhout
Mise en scène et scénographie Christine Delmotte
Eclairages et scénographie Nathalie Borlée 

Costumes Cathy Peraux

Maquillage Zaza Da Fonseca
Habillage Dafni Stamatopoulos 

Recherche Musicale Pascale Seys 

Régie Philippe Fontaine 

Administration et production Gabrielle Dailly

Dates de création
Du 22 avril au 30 mai 2010
Théâtre de la place des Martyrs
Kif Kif

Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu…
Dalaï Lama

 

Une nuit, un père et son fils se parlent. Il vient d’être élu à la première charge de l’État, son fils n’a pas voté pour lui. Ils manient une dialectique familiale dont ils ont l’habitude. Ils jouent à se mépriser, camouflent des aveux, règlent leurs comptes ou font semblant, masquent parfois mal leurs intentions et rient, quelquefois grassement. Le kif (mélange de tabac et de chanvre indien) qu’ils fument, pour la première fois ensemble, verdit leur vocabulaire et aiguise la lame du cran d’arrêt que l’un d’eux a sorti de sa poche, imprudemment.

Ce nouveau texte étonnant de Pietro Pizzuti nous offre la découverte des rapports entre un père et son fils après nous avoir proposé l’intimité des relations entre mères et fille dans « Le silence des mères ». Il nous interroge à nouveau sur la famille et ses mensonges.

La voie de « Serviteur de l’Etat » qu’a prise le père est mise en question par le fils. Sa course au pouvoir est rejetée, méprisée. La sincérité de sa démarche est mise en doute… Le fils démasque le machisme latent du père, sa relation pathétique avec sa mère. L’homosexualité du fils s’oppose ainsi de manière provocatrice à l’hétérosexualité du père. Il dévoile les hypocrisies. Ressortent les blessures familiales, se vident les bubons de souffrance avant la réconciliation finale.

L’écriture de Pietro Pizzuti est faite de chair et de sang : la violence latente, les non-dits sont vus au plus près des corps de Christian Crahay et Cédric Eeckhout, dans leurs frémissements. La petite salle du théâtre de la Place des Martyrs permet cette promiscuité, ce contact avec la sueur des acteurs.

J’admire la pertinence et la profondeur des relations humaines que Pietro nous dévoile entre ces deux personnes. J’admire aussi son questionnement sur deux positionnements très différents par rapport à la vie en société.

Christine Delmotte, metteuse en scène

Production

Une production de la Compagnie Biloxi 48

Avec l'aide du Ministère de la communauté française, Direction générale de la Culture – Service Théâtre