Biloxi 48
Distribution

D'Eric-Emmanuel Schmitt

Avec  Patrick Brüll
Mise en scène et scénographie  Christine Delmotte
Eclairages  Nathalie Borlée

Chorégraphie  Yumma Mudra

Costumes  Cathy Peraux

Maquillages et accessoires  Urteza da Fonseca

Son  Katia Madaule

Caméra et montage  Caroline Cereghetti

Régie  Alexandre Joniaux

Assistanat général  Anna Giolo

Dates de création
Du 04 février au 05 mars 2011
Théâtre de la place des Martyrs
Dates de tournées
Les 20 et 28 août 2011
Festival Bruxellons
Les 04, 05, 06 octobre 2011
Eden Charleroi
Milarepa

Au XIe siècle, Milarepa fit un trajet ahurissant : de bandit, il devint saint.  Consacrant sa prime jeunesse à la vengeance, voleur, incendiaire, assassin, il passa le reste de sa vie à marcher vers le calme et le Bien. Les hautes figures spirituelles sont toujours des acrobates, des spécialistes du grand écart. Elles parcourent les extrêmes de l'humain.

…Au XIe siècle, Milarepa fit un trajet ahurissant : de bandit, il devint saint.
Consacrant sa prime jeunesse à la vengeance, voleur, incendiaire, assassin, il passa le reste de sa vie à marcher vers le calme et le Bien. Les hautes figures spirituelles sont toujours des acrobates, des spécialistes du grand écart. Elles parcourent les extrêmes de l'humain. Elles nous nourrissent par l'exemple de leur grand voyage, car, elles, elles parviennent au terme, alors que nous, milliards d'humains ordinaires, nous ballottons sans cesse du Mal au Bien, de la douleur au bonheur, du calme à l'inquiétude, sans jamais nous fixer, sans jamais nous purger, sans jamais nous engager absolument. Milarepa avait la pureté d'un achèvement.
J'ai écrit un monologue. C'est une forme théâtrale que j'aime, bien que le passé l'ait ignoré et que le présent en abuse. Car il s'agit bien de théâtre, et non de récit.
Le monologue, certes n'est que la parole d'une conscience mais il offre des espaces de jeu au comédien, il fait place à d'autres personnages, aux dialogues, aux scènes, aux ruptures de ton et de temps. Dans Milarepa, je me suis ingénié, de façon bouddhiste, à faire en sorte que les "je" se succèdent, voir se confondent, car le narrateur Simon, un homme d'aujourd'hui, doit achever le cycle de ses vies antérieures en les narrant au public. Le monologue, tout naturellement et tout philosophiquement devient donc duologue, trilogue, voir plus... Une expérience troublante pour le comédien, mais encore plus pour le spectateur.

Eric-Emmanuel Schmitt

Production

Une production de la Compagnie Biloxi 48

Avec l'aide du Ministère de la communauté française.  Direction générale de la Culture – Service Théâtre